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LUNDI 12 MAI 2008
19h00 ■ LEÇON
« Le sens de la négation d’Israël ? »
par André Glucksmann, Philosophe et écrivain.
Autrefois, le terme « négation d’Israël », désignait le refus chrétien
médiéval de reconnaître au judaïsme une légitimité spirituelle après
la naissance de l’Église, nouvel Israël.
Au XIXème siècle la négation d’Israël est devenue sous la plume des philosophes, le refus
de reconnaître toute authenticité historique au peuple juif considéré comme un fossile,
un paria, un parasite.
À l’aube du XXIème siècle, on peut s’interroger sur le sens de la persistance et de l’intensité
de la négation d’Israël dans le monde contemporain. Que cache ce refus véhément?
MARDI 13 MAI 2008
19h00 ■ TABLE RONDE
« Jérusalem, dans les religions du Livre
ou la vision de Jérusalem dans l’univers des religions »
avec Paul Fenton, Professeur à l’Université de Paris IV,
Révérend-Père Jean Dujardin,
Ghaleb Bencheikh, Professeur et Présentateur de TV,
Vice-président Conférence Mondiale des Religions pour la Paix,
Florence Taubman, Pasteur.
Jérusalem n’est pas une ville ordinaire et banale dans la vision des trois grandes religions
monothéistes ; elle incarne un lieu de réalisation et d’aboutissement de l’histoire spirituelle
de l’humanité. Mais cette vision est-elle identique dans les trois grandes religions monothéistes?
Quelles sont les différences majeures dans les trois visions de Jérusalem (judaïques, chrétiennes
et islamiques) ?
Y a-t-il une singularité dans la lecture juive de la place de Jérusalem dans l’Histoire d’Israël
et de l’Humanité ?
MERCREDI 21 MAI 2008
20h30 ■ LEÇON
« Le sionisme est-il un militarisme ? »
par Frédéric Encel, Docteur en géopolitique, directeur de recherches
à l'institut français de géopolitique,
maître de séminaires en relations internationales
à sciences-po Paris.
Auteur de “atlas géopolitique d'Israël” (autrement).
Israël est un État géopolitiquement normal. Ni pacifiste ni belliciste, l’État juif attaque
et se défend, fait la guerre et fait la paix, entretient et exprime des valeurs, des revendications
et des représentations sur un mode similaire aux autres nations.
Contraint d’évoluer depuis sa naissance dans un environnement moyen-oriental hostile
et instable, ce minuscule pays, à la fois très ancien et tout nouveau, ancre sa mémoire
sur des temps longs, et sa géopolitique dans de grands espaces.
Au coeur de cette démocratie, les gouvernements changent régulièrement et avec eux les choix
politiques et stratégiques du pays sous le contrôle étroit de puissants contre-pouvoirs.
La géopolitique d'Israël est chose trop sérieuse pour laisser des idéologues la dévoyer
au profit du fantasme et de la démonisation.
JEUDI 22 MAI 2008
19h00 ■ LEÇON
« Passion d’Israël, entre amour et haine,
60 ans de regards 1948-2008 »
par Jacques Tarnero, Chargé de mission à la Cité des sciences;
60 ans de questions qu’Israël nous pose! Pourquoi les regards portés sur Israël sont-ils aussi sommaires ?
Pourquoi les avis sur ce pays sont-ils aussi radicaux ? Pourquoi ces jugements binaires ?
Qu’est ce que cela veut dire ? Quelle est la part de culpabilité européenne née de la Shoah
qui se défausse en accablant Israël, en faisant d’Israël un criminel à l’image de ce que fut
le nazisme ou la collaboration ? Quelle est la part de culpabilité née de la guerre d’Algérie
dans les sympathies pour la cause palestinienne ? Nous proposons d’inverser les rôles.
C’est ce pays qui questionne les à priori, met en cause la pertinence des habituelles grilles de
lecture. Nous proposons de sortir des logiques binaires accablant l’un et louangeant l’autre.
Nous nous proposons de saisir cet objet intellectuel, nommé Israël, et de voir en quoi il perturbe
les catégories de compréhension du monde. Notre prétention est de saisir ce constat :
il semble y avoir une « exception » Israël. Nous posons la question : pourquoi ?
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